• Par catégories

  • Par mois

  • Image du jour

    Addicted to France
  • Le chiffre du jour : 2018

    Le chiffre du jour est une date à retenir. La décision vient en effet d´être prise récemment d´attribuer l´accueil de la Ryder Cup 2018 à la France. La Ryder Cup est la plus grande compétition golfique mondiale, et son organisation permettra de développer les infrastructures françaises et par conséquent d´attirer de nouveaux golfeurs étranger.
  • Statistiques du blog

    • 14 288 visites
  • Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

    Rejoignez 10 autres abonnés

La Suède, le bon élève de l’Europe

La Suède est en bonne santé, par rapport aux autres membres de l’Union Européenne, en matière tant économique (croissance supérieure à la moyenne de l’UE), financière (équilibre des comptes, faible endettement) que politique (stabilité prévisible du gouvernement jusqu’aux prochaines élections en 2014). 

Les Suédois jugent avoir fait, dans les années 90, les réformes qui s’imposent aujourd’hui à de nombreux pays de l’UE. Il en résulte une autosatisfaction perceptible, mais tempérée par la conscience des défis à relever pour que le pays maintienne son avance : sécuriser l’effort de recherche et d’innovation, pourtant déjà important en comparaison avec le reste de l’UE ; renforcer encore la présence suédoise sur les marchés émergents ; mieux traiter le problème d’un chômage qui reste, notamment chez les jeunes, assez élevé.

Même si l’opinion suédoise n’est que modérément « europhile », les Suédois et plus encore leurs dirigeants sont conscients de la dépendance de leur pays envers l’UE et de la nécessité pour la Suède d’influencer le processus de décision à Bruxelles. La Suède, qui n’est pas membre de l’Euro mais participe aux autres politiques communes, attend de l’Europe : qu’elle suive son exemple de réforme et de rigueur financière; qu’elle soit un instrument d’ouverture économique et de renforcement de la compétitivité par l’innovation.

Malgré une vision de la construction européenne au fond assez différente de la nôtre, et des divergences fortes sur certains dossiers (PAC, négociations commerciales internationales), nous avons avec la Suède des convergences significatives qu’il convient d’exploiter. Nous partageons aussi une volonté d’agir pour le traitement des crises et des défis mondiaux, même si le caractère minoritaire du gouvernement limite sa marge d’action.

S’agissant de nos relations bilatérales, nous avons : une base solide sur le plan économique qui mérite d’être valorisée et développée, en particulier sur certains secteurs-cibles ; une coopération scientifique très prometteuse ; un potentiel significatif de partenariats culturels ; et un fort intérêt à échanger sur les « meilleures pratiques » en matière sociale et de gouvernance. 

Conjoncture. Au-delà de la bonne surprise des chiffres du 4ème trimestre 2012 (croissance du PIB nulle alors que le consensus  attendait -0,8 %), les perspectives semblent plus favorables début 2013 : l’indicateur PMI pour la Suède comme les enquêtes de l’institut de la conjoncture sont repartis à la hausse ces trois derniers mois. De même, la confiance des ménages est en hausse.

Immobilier. Les autorités suédoises pointent de plus en plus le risque de surchauffe immobilière et le niveau trop élevé de l’endettement des ménages (environ 170 % de leur revenu disponible). Ainsi, le directeur-général de la FSA, Martin Andersson, a rappelé (dans un entretien accordé à Bloomberg le 18 février) la possibilité d’introduire des exigences d’amortissement ou un plancher de RWA sur les prêts hypothécaires. Le ministre des finances, Anders Borg, a estimé que le ratio d’endettement des ménages « ne devait plus augmenter » tandis que le gouverneur de la Banque centrale, Stefan Ingves, a indiqué un seuil maximal de 200 %.

 

Annexe 1 : prévisions macroéconomiques pour les pays nordiques

Danemark

Finlande

Norvège

Suède

PIB

2013

2014

2013

2014

2013

2014

2013

2014

gouvernement

1,2

1,6

0,5

1,7

2,9

1,1

3,0

Banque centrale

1,3

1,8

0,4

1,5

2,5

2,8

1,2

2,7

institut stat./conj.

1,6

1,8

1,0

2,2

2,8

0,8

2,2

Commission*

1,1

1,7

0,3

1,2

2,6

2,5

1,3

2,7

FMI**

1,2

1,8

1,3

2,1

2,4

2,0

2,2

2,5

OCDE***

1,4

1,7

1,1

2,2

3,2

3,1

1,9

3,0

SEB

0,7

1,7

0,4

1,7

2,9

2,9

1,2

2,5

Nordea

1,5

1,7

1,0

2,7

3,0

2,5

0,8

2,4

Danske Bank

0,7

1,6

0,5

2,2

3,1

3,4

1,2

2,0

NB : PIB continental pour la Norvège ; pour le Danemark, la 3ème ligne correspond aux prévisions du Conseil des Sages

Déficit

 

gouvernement

-2,5

-2,8

-1,5

-0,9

-5,6

-1,3

-0,6

Commission*

-2,7

-2,8

-1,5

-1,3

13,9

13,7

-0,9

-0,2

FMI**

-2,0

-1,9

-0,9

-0,3

12,5

11,3

-0,2

0,2

OCDE***

-2,1

-1,7

-1,0

-0,4

16,0

16,8

-0,8

-0,2

NB : déficit hors pétrole pour la prévision gouvernementale de la Norvège (en % du PIB continental)

Dette

gouvernement

43,3

42,8

56,2

57,2

41,4

40,3

Commission*

45,9

47,3

56,4

57,6

27,4

26,8

37,3

35,5

FMI**

47,6

47,8

53,9

54,1

49,6

49,6

35,9

34,1

Autres

inflation (IPCH)*

1,5

1,5

2,5

2,2

1,5

2,4

1,1

1,6

chômage (BIT)*

8,0

7,9

8,0

7,9

3,1

3,2

8,0

7,8

 

Prévisions d’hiver (février 2013)Source : Commission européenne (février 2013)

** World Economic Outlook (octobre 2012)

*** Perspectives économiques (novembre 2012)

 

En rouge : dernières actualisations

La Suède, un important marché émetteur en termes de dépenses touristiques

« La répartition des flux touristiques mondiaux a beaucoup changé ces dernières années; les données recensées au cours de la décennie confirment certaines tendances. De nouveaux marchés émetteurs occupent les premiers rangs et le classement des destinations est sens dessus dessous. Les économies émergentes bouleversent l’échiquier touristique, qui se répartit entre un nombre beaucoup plus grand de pays qu’auparavant.

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) estime le nombre de voyages internationaux à 940 millions en 2010, soit 39% de plus qu’en 2000. Sur une plus longue période, la croissance est exponentielle; on ne comptait que 25 millions de déplacements en 1950. »

La Suède est désormais au 19ème rang du classement des pays émetteurs en matière de dépenses touristiques à l’international.

Source : OMT et Réseau de Veille en tourisme

Les recettes touristiques en Suède ont augmenté pour la huitième année consécutive

Le tourisme continue de créer de nouveaux emplois et les revenus d’exportation augmentent. Les ventes ont augmenté de 3,2 %  pour atteindre près de 255 milliards de dollars en 2010.  La valeur des exportations, telle que mesurée par la consommation des visiteurs étrangers en Suède a augmenté de 1,7% en 2010 et a augmenté de 115%  depuis 2000.

Le tourisme est également créateur d’emploi.  Au cours des dix dernières années, le secteur a contribué pour près 31 300 nouveaux emplois, ce qui représente une augmentation d’environ 24%.  En comparaison,  l’emploi total en Suède a augmenté d’environ 5% pendant la même période.  En 2010, plus de 162 000 personnes sont employées pour le tourisme.
Pour un pays qui dépend des exportations, comme la Suède, les exportations touristiques (consommation des visiteurs étrangers en Suède) a gagné une importance croissante. Entre 2000 et 2010, la valeur des exportations du tourisme comme une part du total des exportations suédoises de biens et services a augmenté de 3,9 à 5,3%. En 2010, la valeur des exportations du tourisme  est de plus de 50% plus élevé que les exportations de fer et d’acier et plus du double de la valeur de l’exportation automobile suédois.
 – Selon les estimations internationales, les voyages dans le monde vont croître d’environ 5%, par an jusqu’en 2020.  La Suède est bien placée pour tirer profit de cette croissance.  « Nous avons des destinations touristiques attrayantes, des infrastructures, de la nature, de la culture ; de quoi satisfaire pleinement à la demande des touristes de loisirs et d’affaires », a déclaré Chistina Lugnet, directrice  générale de Tillväxtverkets

107 000 emplois créés en Suède depuis le début de l´année

 

Le journal suédois DN (Dagens Nyheter) rapporte que «les Sociaux-démocrates ont trouvé un moyen légal d’empêcher le gouvernement de réduire l’impôt sur le revenu pour la cinquième fois ». La loi prévoit en effet que lors du vote du budget par le Parlement, l’opposition peut introduire une « Initiative de la commission » (utskottsinitiativ) lorsque les recettes de l’Etat sont en jeu, qui peut aboutir à la présentation d’un projet de loi pour bloquer l’action du gouvernement. Ainsi, « si les quatre partis d’opposition tombent d’accord, la politique économique du gouvernement en prendra un coup, et ce sera la première fois qu’une chose semblable se produit en matière de budget », explique le journal.

En ce qui concerne l´emploi, les nouvelles sont plutôt bonnes. « L’Agence pour l’emploi annonce la création de très nombreux nouveaux emplois cette année : +107 000, un chiffre jamais atteint jusqu’ici », rapporte DN qui évoque la « foire d’empoigne entre les employeurs pour obtenir des consultants en technologies de l’information, des ingénieux en construction, des travailleurs spécialisés dans l’industrie », ainsi que des architectes. « On a également besoin de gens dans l’hôtellerie-restauration et dans les boutiques, ce qui offre une chance à certains jeunes pour trouver un premier emploi », explique Tord Strannefors (Agence pour l’emploi). En revanche, certaines branches comme la scierie se portent mal. « Le chômage devrait passer de 8,4% à 7,5% en 2012 ». « 60% des nouveaux emplois crées se trouvent dans les grandes villes ». « L’Agence pour l’emploi doit faire face à une pénurie de travailleurs » dans certains domaines, alors même que « le nombre de chômeurs de longue durée peu éduqués reste très élevé ». SvD (Svenska Dagbladet) constate qu’en Suède, « de nombreuses branches recherchent des travailleurs étrangers, et que l’intérêt des étrangers pour le travail en Suède est très grand. Si grand que l’Agence des migrations, en dépit d’une augmentation de ses effectifs, ne parvient pas à suivre : le temps de traitement des demandes de titre de séjour peut souvent atteindre six ou huit mois ».

 

Sources : Svenska Dagbladet, Dagens Nyheter, Ambassade de France en Suède

Nouvelles économiques des pays baltes, Avril 2011

 L´économie repart dans les pays Baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie). Après avoir été durement frappés par la crise économique, avec notamment des taux de chômage très élevés et une dette publique qui s´est considérablement aggravée (sauf en Estonie), les pays de la zone retrouvent le chemin de la croissance économique.

Estonie :

Les prévisions de croissance sont revues à la hausse.  L´augmentation du PIB estonien devrait atteindre 4% en 2011 (3,6% lors des précédentes prévisions), et 4% en 2012, selon le Ministre des Finances, Jurgen Ligi. Cependant, l´inflation est plus forte que prévue et devrait atteindre 4,5% en 2011 (contre 2,5% prévus auparavant), en raison de l’augmentation générale des prix des produits alimentaire et du pétrole. L’inflation a atteint 5,2% en glissement annuel en mars. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,8% en glissement mensuel, ce qui est plus important que prévu, et constitue un chantier important pour le gouvernement.

L’Estonie a enregistré un excédent budgétaire en 2010 (0,1% du PIB) mais s’attend à un retour au déficit au cours des deux prochaines années. Le gouvernement vise un excédent budgétaire de 0,1% du PIB en 2013, soit un an plus tôt que prévu, et de 1% du PIB en 2015.

L´Estonie est donc dans une phase positive, avec une croissance économique forte, des finances publiques très saines et un chômage en baisse.

Lettonie :

La Lettonie a enregistré en 2010 une croissance du PIB négative (-0,3%) mais les prévisions pour les années à venir sont bonnes, avec des croissances du PIB prévues de 3,1% en 2011 et 4% en 2012. Le taux de chômage, même s´il a baissé depuis l´année dernière, reste très élevé (19% de la population active en 2010) et devrait rester supérieur à 15% en 2012.

Le déficit public a atteint 7,7% du PIB en 2010, contre 9,7% en 2009 selon l’office statistique national, soit un niveau inférieur à l’objectif fixé en accord avec les bailleurs de fonds internationaux (8,5%). L’office statistique a par ailleurs précisé que la dette publique s’est élevée à 44,7% du PIB en 2010, contre 36,7% du PIB en 2009. Le gouvernement revoit à la baisse ses prévisions en matière de déficit public pour 2011. Ainsi, le gouvernement estime qu’en 2011 le déficit public devrait atteindre 4,2% du PIB (5,4% auparavant) et 2,5% en 2012. Une hausse des taxes et de nouvelles coupes budgétaires sont prévues.

En Lettonie aussi l´inflation est importante, 4,2% en glissement annuel en mars.

Lituanie :

La Lituanie a enregistré en 2010 une croissance de son PIB de l´ordre de  1,3%. Les prévisions de croissance sont bonnes pour les prochaines années avec une croissance prévue pour 2011 et 2012 de respectivement 4,6% et 3,8%. Le taux de chômage, relativement faible par rapport aux autres pays Baltes (11,2%) ne devrait cependant pas trop profiter de cette embellie économique, puisque les prévisions sont de l´ordre de 10,5% en 2012.

 Le déficit public a atteint 7,1% du PIB en 2010, soit un point de moins que la prévision initiale du début d’année. La Lituanie se fixe un nouvel objectif en matière de déficit budgétaire à +2,8% du PIB en 2012, contre 3% prévus auparavant. La Ministre des Finances, Ingrida Simonyte a expliqué que la Lituanie souhaitait réduire le déficit budgétaire et ainsi respecter l’objectif du programme de convergence en la matière. La Ministre a par ailleurs rappelé que le pays souhaitait remplir les critères de Maastricht aussi rapidement que possible, si possible dès 2012, pour ensuite adhérer rapidement à la zone euro. C´est pourquoi le pays souhaite aussi lutter contre l´inflation, plus importante que prévue en mars, mois où elle a atteint 3,8% en glissement annuel. La Lituanie avait en effet dû renoncer à rejoindre la zone euro en 2007, et souhaite le faire en 2014. Dans cette optique, la Lituanie table sur la conclusion d’un accord de réduction des prix du gaz avec Gazprom d’au moins -15%, réduction identique à celle déjà accordée à l’Estonie et la Lettonie.

Voici un tableau récapitulatif des données économiques les plus importantes pour les pays Baltes

  Année Estonie Lettonie Lituanie
PIB réel, variation annuelle 2010 3,1 -0,3 1,3
2011 3,3 3,3 4,6
2012 3,7 4,0 3,8
Solde public (% du PIB) 2008 -2,8 -4,2 -3,3
2009 -1,7 -9,7 -9,5
2010 0,1 -7,7 -7,1
Dette publique (% du PIB) 2008 4,6 19,7 15,6
2009 7,2 36,7 29,5
2010 6,6 44,7 38,2
Prix, variation annuelle 2010 2,9 -1,2 1,2
2011 4,7 3,0 3,1
2012 2,1 1,7 2,9
Taux de chômage (%) 2010 12,9 19,0 11,2
2011 14,8 17,2 11,5
2012 12,8 15,5 10,9

 

Source : service économique régional, ambassade de France en Pologne

Des réformes fiscales en vue en Suède

 

Les dirigeants des quatre partis gouvernementaux (les Modérés, le Parti du Centre, le Parti du Peuple et les Chrétiens-Démocrates), regroupés au sein d´une Alliance pour la Suède (droite), ont annoncé l’adoption avant la fin de l’année de réformes fiscales. Celles-ci avaient été annoncées durant la campagne électorale de 2010 et ont été précisées dans une tribune publiée le 12 Avril dans le quotidien Dagens Nyheter. «Le taux de croissance est élevé, les finances publiques saines et le chômage en baisse. Cette situation ouvre la voie à la mise en œuvre de réformes supplémentaires », écrivent les quatre ministres. Ils ont notamment annoncé une diminution supplémentaire de l’impôt frappant les salaires et une baisse de la TVA sur la restauration. « Nous souhaitons par ailleurs accroître nos exigences vis-à-vis des banques, notamment en ce qui concerne les fonds propres qu’elles ont l’obligation de détenir », ont-ils ajouté. 

 « L’insolente bonne santé des finances publiques suédoises (excédent budgétaire prévu de 47,1 milliards de couronnes suédoises [soit environ 5,2 milliards d´euros] en 2012, 97,2 [10,7 milliards d´euros] en 2013, 135,1 [14,8 milliards d´euros] en 2014 et 162,6 [17,8 milliards d´euros] en 2015) incite les « petits partis » de l’Alliance [qui est constituée autour des Modérés] à réclamer davantage de réformes », écrit Svenska Dagbladet. Les partis espèrent pouvoir profiter des excédents budgétaires prévus pour accroître les investissements dans leurs domaines de prédilection (comme l´éducation pour les libéraux du Parti du Peuple par exemple).

Nouvelles économiques en provenance des Pays Baltes

Estonie

L´économie estonienne est actuellement dans une phase positive. La croissance du PIB a en effet été de 3,1% en 2010, mais a atteint 6,7% au 4ème semestre de cette année. Cependant, il faut noter que l´inflation est assez forte, avec une hausse de 5,7% entre février 2010 et février 2011.

Lettonie

Les nouvelles économiques en provenance de la Lettonie sont moins bonnes mais le pays est néanmoins dans une phase positive. Le PIB s´est contracté de 0,3% en 2010, mais la croissance a été de 3,6% durant le dernier trimestre de cette même année.

Lituanie 

En Lituanie aussi la situation économique s´améliore après une crise très forte. Le pays a connu une croissance de son PIB de 4,8% au dernier trimestre 2010 et la croissance devrait atteindre 5,8% en 2011 et 4,7% en 2012, selon les estimations du gouvernement. Il est à noter que les dépenses de consommation ont augmenté de 1,4% au 4ème trimestre 2010.

 

 

Sources : La Lettre d´Europe Centrale et Balte, Services Economiques de l´ambassade de France en Pologne

%d blogueurs aiment cette page :